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Guérir des blessures émotionnelles

L'EMDR la thérapie qui chasse les démons

Liens sélectionnés par Health On the Net Foundation dans le cadre de l'émission 36.9° diffusée le mercredi 26 septembre 201220:05 sur TSR 1:

  (cliquer sur 36°9 pour voir la vidéo)

Définition 

Description de la méthode EMDR

  • Après un traumatisme psychique il n'est pas rare que les informations liées au vécu traumatisant ne peuvent être traitées par le cerveau et ne sont pas intégrées au vécu du patient. Cela explique en grande partie les symptômes telles que les flash-backs, crise d'angoisse que présentent les survivants de situation extrême tel que les accidents graves, catastrophes naturelles, attentats, etc.
    Les mouvements oculaires qui sont faites par le patient accélèrent le traitement des informations dans le cerveau, et ainsi les symptômes actuels et l'estime de soi, reliés à la fois aux évènements passés et aux conditions de la vie présente s'améliorent.
  • Une étude approfondie et contrôlée sur des Vétérans du Vietnam et des victimes de viols et d'abus sexuels, indique que cette méthode est capable de réaliser une désensibilisation rapide des souvenirs traumatiques, avec une restructuration comportant des cognitions plus adaptées à la situation présente.
  • Elle amène aussi un soulagement rapide de la souffrance et une réduction tout à fait significative de la symptomatologie (anxiété, pensées intrusives, retours d'images ou de cauchemars traumatiques).
  • Ainsi l'EMDR est selon Dr Howard Lipke, Stress Disorder Treatment Unit Chicago Veterans Administration Medical Center: " de loin le traitement le plus efficace que nous ayons utilisé pour des Vétérans anciens combattants au Vietnam, présentant des épisodes dissociatifs, des souvenirs intrusifs et des cauchemars."
    Une expérience traumatique grave provoque l'interruption du fonctionnement normal du système neurologique et psychologique de traitement de l'information. Celui-ci est nécessaire à la résolution et à l'assimilation de l'évènement traumatique.
  • Normalement lorsque la pensée réagit à un choc, une partie du cerveau est activée pour aider le traumatisé mais après un choc très grave, cette fonction naturelle du cerveau est suspendue, empêchant le trauma d'être assimilé comme n'importe quel autre évènement de notre passé.
  • La thérapie EMDR stimule les mécanismes neurologiques accélérant le "re-traitement" de l'évènement traumatique. En stimulant à nouveau cette fonction du cerveau elle permet l'assimilation de l'évènement à l'origine du choc. Un individu sévèrement agressé pourra se souvenir de cet évènement passé sans ressentir tout le poids des émotions négatives.
    La thérapie EMDR s'intègre dans un plan thérapeutique, dont elle augmente l'efficacité, et ce d'autant plus qu'elle est pratiquée par un thérapeute, clinicien expérimenté.Elle permet de:Désenbiliser les souvenirs traumatiques, les anxiétés actuelles ou les phobies. Traiter les désordres du stress post traumatique : accident grave, deuil, etc. Installer des cognitions positives plus adaptées à la situation présente.
  • Source: EMDR Institut Schweiz (fr)

La thérapie EMDR

  • Origine :
  • L'EMDR a été inventé par Francine Shapiro, psychologue, membre du Mental Research Institute de Palo Alto, en 1989. L'abréviation EMDR signifie en anglais désensibilisation et retraitement des informations avec l'aide de mouvements oculaires. Pour cette découverte Madame Shapiro a obtenu en 1994 l'un des plus grands prix scientifiques des USA: the Award for Distinguished Scientific Achievement in Psychology.
  • Source: EMDR Institut Schweiz (fr)
  • Principes :
  • Francine Shapiro a découvert l'EMDR un peu par hasard en 1989 alors qu'elle se promenait dans un parc. En opérant des mouvements des yeux, elle observa que ses pensées négatives semblaient évoluer et se transformer. La charge négative des souvenirs commençait à s'atténuer jusqu'à disparaître totalement.Elle répliqua cette pratique sur des volontaires, développa un protocole et pu ainsi déterminer l'efficacité de la méthode. Néanmoins elle ne connaissait pas le principe actif à l'origine de l'efficacité de l'intervention. Dans son article de 1989 intitulé Eye Movement Desensitization : a New Treatment for Post-Traumatic Stress Disorder, sur quelle théorie se basait-elle au départ pour tenter d'expliquer le fonctionnement des mouvements oculaires ?
  • Source: EMDR Institut Schweiz (fr)
  • Etapes :
    La thérapie EMDR se pratique en huit étapes successives :Diagnostic et planification: la première phase de la thérapie consiste à s'assurer que l'EMDR est un traitement adapté au patient. Un aspect de cette évaluation concerne la capacité de la personne à faire face aux souvenirs de l'événement traumatisant qui seront ravivés pendant la thérapie. Le thérapeute prépare alors avec le patient un plan de traitement. Préparation et relaxation: le thérapeute doit ensuite préparer son patient à l'EMDR en lui expliquant le déroulement de la thérapie. Il s'assure que le patient maîtrise quelques techniques de relaxation et est capable de contrôler les émotions succédant à une expérience désagréable.
  1. Évaluation: la phase suivante permet de déterminer les souvenirs qui feront l'objet du traitement. Pour chaque événement traumatisant conscient ou chaque situation anxiogène dans le présent, liée à un événement traumatisant, conscient ou non, le patient doit choisir une image qui représente l'événement ou la situation, une idée négative associée à l'événement (« cognition négative ») et une idée susceptible d'élever l'estime de soi (« cognition positive »). Le patient évalue alors la validité de l'idée positive sur une échelle numérique. Il associe également l'image anxiogène et l'idée négative et évalue l'ampleur de sa détresse sur une échelle numérique (de 0 - tout va bien à 10 - détresse intense). Cette détresse émotionnelle se traduit par un malaise physique qu'il est invité à localiser sur son corps.
  2. Désensibilisation: le patient continue à penser à l'image traumatisante et à l'idée négative alors que le thérapeute lui demande de suivre avec les yeux un point lumineux qu'il déplace dans l'espace. D'autres stimuli (bruits successifs à gauche et à droite, claquement des doigts, stimulation tactile, etc.) peuvent être également utilisés lors de cette phase.
  3. Le patient est encouragé à suivre les associations mentales qui se font naturellement pendant cet exercice et ce sont ces associations progressives qui sont censées être au cœur du traitement, par exemple en ramenant à la conscience des événements oubliés. Cette phase du traitement continue jusqu'à ce que le patient évalue sa détresse à 0 ou à 1 sur l'échelle introduite lors de la phase précédente.
  4. Ancrage: la phase suivante vise à associer l'idée positive à ce qu'il reste du souvenir de l'événement traumatisant. Quand l'évaluation de la détresse atteint 1 ou 0, le thérapeute demande au patient de penser à l'objectif fixé en début de séance. Les mouvements oculaires continuent jusqu'à ce que le patient évalue la validité de la cognition positive à 6 ou à 7 sur la première échelle utilisée durant la phase 3. Les étapes 3 à 5 recommencent à chaque séance pour une nouvelle image traumatisante.
  5. Bilan corporel (body-scan): le patient garde à l'esprit l'événement traumatisant et l'idée positive à laquelle il a été associé durant la phase précédente et passe en revue systématiquement ses sensations corporelles. Le but de cette phase est de repérer des « tensions » ou des « sensations négatives » qui subsisteraient et d'aider à les dissiper toujours à l'aide de séries de mouvements oculaires.
  6. Conclusion: à la fin d'une séance, le thérapeute doit faire en sorte que son patient se trouve dans un état émotionnel stable, que le traitement soit terminé ou non. Il prépare également son patient à réagir correctement (relaxation, etc.), au cas où le souvenir de l'expérience traumatisante surgirait entre les séances.
  7. Réévaluation: au début de la séance suivante le thérapeute demande au patient de repenser au but fixé lors de la séance précédente. En fonction des réactions du patient, il évalue l'effet de la thérapie et adapte son déroulement en conséquence. Vers la fin de la thérapie, le patient est invité à tenir un journal concernant les souvenirs travaillés pendant les séances et les associations qui lui viennent à l'esprit en dehors des séances.
 
 
 
EMDR, la thérapie qui chasse les démons
 
 
 
 

L'EMDR est en train de révolutionner la psychothérapie.

Cette thérapie de désensibilisation et de retraitement par le

mouvement rapide des yeux permet de traiter de très nombreux

traumatismes psychiques.

  • Source: Manuel d'EMDR (Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires)Principes, protocoles, procédures - Francine Shapiro Collection: Développement personnel et accompagnement, InterEditions (fr)

 

Effets de l'EMDR sur le cerveau

  • Le Neurophysiologiste Marco Pagani a voulu comprendre les effets de l'EMDR sur le cerveau . Et il y est parvenu !
  • Il a conduit une étude sur 47 conducteurs de métro victimes d'un choc post traumatique après avoir vu des gens se jeter sous leur rame. Il les a placé dans un appareil d'imagerie médicale fonctionnelle tout en leur faisant écouter le récit de leur accident avant et après la thérapie par EMDR. Avant la thérapie, il a observé que leur cerveau semblait incapable de gérer les émotions provoqué par le souvenir traumatisant.
  • Le lobe frontal n'exerçait plus une inhibition appropriée sur l'amygdale et l'hippocampe , lieux où se concentrent les émotions et la peur. Cela se manifestait par un afflux anormal de sang dans certaines zones du cerveau . Après l'EMDR il a constaté que la zone cognitive du cerveau avait pris le contrôle sur la zone émotionnelle.
    2011
  • Source: EMDR Europe Conference 2011 (fr)

 

Quizz

  • Testez vos connaissances sur l'EMDR avec ces questions et réponses Novembre 2010
  • Source: EMDR Institut Schweiz (fr)

 

Liens d'intérêt

 

Bibliographie


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M
Sa priorité sur les autres options est généralement soit (officiellement recommandé sur la base des éléments de preuve de l'essai clinique pour son best-disponible combinaison de l'efficacité, la sécurité et la tolérabilité ou choisie en fonction de l'expérience clinique du médecin.
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